基于意义-文本理论的法语新词构成方式探讨——以《多功能法语词典》为例

发布时间:2022-04-14 19:32:24 论文编辑:vicky

本文是一篇法语论文,笔者认为一个新词很可能是由个人或术语委员会创造的,它看起来很像一个词汇表,但由于弯曲是非常规则的,首先出现的词汇表允许使用它所属词汇表中的其他词汇表。此外,一个新词的出现并不总是意味着一个新单词的出现,因为新词有时可以添加到现有的单词中。

Chapitre 1 Néologisme

1.1 Notion de néologisme

Pour  illustrer  la  notion  de  néologisme,  il  convient  de  faire  la  distinction  entre « néologie » et « néologisme ».

1.1.1 Néologie et néologisme

Le terme néologie est formé à partir de néo- et -logie, tirés respectivement du grec νέος (néos) ‘nouveau’ et λόγος (lógos) ‘parole, discours’. Il désigne la formation ou l’usage de mots nouveaux, et par extension, l’emploi de mots existants dans un sens nouveau.

Le terme néologisme, quant à lui, est formé à partir de néologie et -isme. Il désignait auparavant l’habitude d’employer des mots nouveaux ou de donner aux mots existants des sens nouveaux. Contrairement à la néologie qui était considérée comme un art, le néologisme ne se prenait qu’en mauvaise part, et il faut « attendre la fin du XIXe siècle pour que s’atténue le point de vue distinctif »4  établi entre ces deux termes. Aujourd’hui, ce dernier désigne plutôt un mot nouveau ou un sens nouveau d’un mot existant.

1.1.2 Qui peut créer des néologismes ?

La création de mots est quelque chose d’indispensable à la communication langagière humaine, car  il est toujours nécessaire d’avoir recours à des signes pour  représenter  les choses, les faits, les idées, etc. C’est ainsi que l’enfant utilise miaou quand il veut parler d’un chat ; que les adolescents se servent de meuf, zarbi, etc. dans le but de montrer leur identité ; et que les adultes font naître émoticône, égoportrait, etc. pour désigner les nouvelles réalités, ou Marie en Toilette pour créer un effet stylistique… En effet, comme dit Kristoffer Nyrop, « tout le monde crée des mots nouveaux, le savant aussi bien que l’ignorant, le travailleur comme le fainéant, le théoricien comme le praticien ».

1.2 Typologie des néologismes

Vu que la néologie est essentielle au renouvellement du lexique, et ainsi à la vie d’une langue, il faut que celle-ci comporte des mécanismes propres à la création de néologismes. Souvent, ces mécanismes servent de fondement à la typologie des néologismes.

 Les  typologies  des  néologismes  sont  à  la  fois  nombreuses  et  diversifiées.  À  titre d’exemple, nous allons présenter brièvement deux d’entre elles, proposées respectivement par  Louis  Guilbert  et  par  Jean  Pruvost  et  Jean-François  Sablayrolles.  Quant  à  notre classement, il sera discuté dans le chapitre suivant, après la présentation des notions de base de notre approche de référence, à savoir la théorie Sens-Texte.

1.2.1 Typologie proposée par Louis Guilbert

L’auteur de La créativité lexicale se réfère à l’approche chomskienne, liant ainsi la création de néologismes à la production de phrases. Selon lui, il existe quatre formes de néologie :

(1) Néologie phonétique : elle consiste à créer de nouvelles substances phonologiques conformément  à  la  structure  phonématique  de  la  langue.  Si  la  création  ex  nihilo  est extrêmement rare, l’onomatopée peut susciter de nombreuses formations nouvelles. En outre, Guilbert mentionne aussi la mutation phonologique et la mutation graphique. 

(2) Néologie syntagmatique : elle rassemble tous les modes de formation impliquant la combinaison d’éléments préexistants dans la langue. Pour la décrire, Guilbert distingue deux processus de dérivation : a) dérivation de caractère paradigmatique, qui « opère une série de transformations dans des classes syntaxiques différentes à partir d’une même base »10, et ce, avec ou sans suffixe ; b) dérivation de caractère syntagmatique, c’est-à-dire la « réduction lexicale d’un segment linguistique de caractère phrastique »11, y compris la préfixation, la composition allogène ou « indigène », la contraction des séquences lexicales, etc. 

Chapitre 2 Néologisme et théorie Sens-Texte

2.1 Théorie Sens-Texte (TST)

Nous allons parler dans cette section des généralités de la TST, du modèle utilisé dans le cadre de la TST, et de quelques caractéristiques de cette théorie.

2.1.1 Généralités

La théorie Sens-Texte est une approche théorique linguistique créée à Moscou au milieu des  années  1960,  sous  l’impulsion  d’Igor  Mel’čuk,  d’Aleksandr  Žolkovskij  et  de  Jurij Apresjan.

Comme son nom l’implique, la théorie Sens-Texte est une théorie qui s’intéresse à la correspondance entre les sens et les textes. Le « texte » ici « est constitué soit d’une suite de sons (langue orale), soit d’une suite de symboles écrits (langue écrite) »14.

Par exemple, quand la personne A parle à la personne B, A doit utiliser un texte pour exprimer le sens qu’il veut passer à B ; inversement, pour comprendre ce que dit la personne A, B doit extraire du texte le sens que celle-ci veut exprimer. De ce point de vue, la langue est un dispositif qui permet la correspondance bidirectionnelle entre les sens et les textes : le passage du sens au texte, appelé synthèse linguistique, correspond à l’activité du Locuteur (A) ; et le passage du texte au sens, appelé analyse linguistique, correspond à l’activité du Destinataire (B).

2.2 Ambiguïté du « mot »

Nous avons dit dans le chapitre précédent qu’un néologisme est un mot nouveau ou un sens nouveau d’un mot existant, mais en fait, le terme mot peut désigner plusieurs choses différentes. Il est donc nécessaire d’avoir recours à des concepts plus précis que celui de « mot », et nous allons commencer par la définition du signe linguistique.

2.2.1 Signe linguistique

Comme  n’importe  quel  autre  type  de  signe,  un  signe  linguistique  est  l’union  d’un signifié et d’un signifiant.

Le signifié du signe linguistique est généralement un sens, mais il peut y avoir des exceptions :  par  exemple,  les  signes  -e  et  -s  dans  petites  (filles)  n’ont  pas  de  sens,  ils marquent tout simplement le rôle de l’adjectif en tant que dépendant du nom.

Le  signifiant  du  signe  linguistique  est  généralement  une  chaîne  de  phonèmes.  Des exceptions sont aussi possibles : par exemple, le signe qui exprime le pluriel dans journaux est en réalité une alternance qui remplace /al/ par /o/.

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Chapitre 3 Phrasèmes ................................ 35

3.1 Notion de phrasème ................................ 35

3.1.1 Syntagme libre et phrasème ............................ 35

3.1.2 Types de contraintes .............................. 35

Chapitre 4 Lexèmes ................................. 48

4.1 Notions de base de la morphologie2 ................................ 48

4.1.1 Significations morphologiques ......................... 48

4.1.2 Moyens morphologiques ....................................... 51

Conclusion ................................ 72

Chapitre 4 Lexèmes

4.1 Notions de base de la morphologie

Les trois premières sous-sections correspondent respectivement aux trois facettes des signes  morphologiques :  signifié,  signifiant  et  syntactique.  La  quatrième  sous-section concerne la représentabilité des signes morphologiques. Tout cela nous permet de distinguer les différents types de signes morphologiques dans la cinquième sous-section. 

4.1.1 Significations morphologiques

Les significations exprimées à l’intérieur des mots-formes s’appellent les significations morphologiques. Avant de parler des différentes classes de significations morphologiques, il est d’abord nécessaire de proposer une typologie des significations linguistiques engénéral. Celles-ci peuvent être classées selon deux axes indépendants : a) significations lexicales vs grammaticales ; b) significations sémantiques vs syntaxiques. 

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Conclusion

En théorie Sens-Texte, un signe linguistique est l’union d’un signifié, d’un signifiant et d’un syntactique. Un mot-forme est un signe linguistique segmental qui possède une certaine autonomie par rapport aux morphes, et une certaine cohésivité par rapport aux syntagmes. Les mots-formes qui ne se distinguent que par les significations flexionnelles sont les lexes (synthétiques) d’un lexème (celui-ci peut aussi contenir des lexes analytiques). Le lexème est l’une des deux  types de lexie (ou unité lexicale) ; l’autre étant  le locutionnème, qui regroupe  l’ensemble  des  locutions  qui  ne  se  distinguent  que  par  les  significations flexionnelles. Les lexies ayant la même forme de citation sont réunies dans un même vocable si elles ont un lien sémantique évident et une combinatoire similaire.

Susceptible d’être créé par un individu ou par des commissions de terminologie, un néologisme ressemble beaucoup à un lexe, mais comme la flexion est tout à fait régulière, le lexe apparu en premier permet l’utilisation des autres lexes de la lexie à laquelle il appartient. De plus, l’apparition d’un néologisme n’a pas toujours comme conséquence l’apparition d’un nouveau vocable, car un néologisme peut parfois s’ajouter à un vocable existant. Ces deux  arguments  nous  incitent  à  considérer  un  néologisme  comme  une  lexie.  D’ailleurs, puisque  les  locutions  partagent  quelques  propriétés  essentielles  avec les  autres  types  de syntagmes  phraséologisés  (qui  ne  correspondent  pas  à  des  lexies),  ces  derniers  nous intéressent également dans le cadre de ce mémoire.

参考文献(略)

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